vec le Mont Gerbier de Jonc !"La Loire prend sa source au Mont Gerbier de Jonc", nous avons, paraît-il, tous entendu cette phrase sur les bancs de l'école...
Pour ma part, je n'en avais pas le moindre souvenir lorsque mes pas (ou plutôt mes roue, puisque j'étais à vélo) m'ont menés là-haut pour la première fois. Tout ce dont je me rappelle ce jour-là (jour où j'ai découvert le Mont Gerbier de Jonc), c'est cette interminable et harassante montée de ... (je ne me souviens plus le nom) jusqu'à Sainte-Eulalie (premier village qui croise le long périple de La Loire), le temps orageux avec d'inquiétants éclairs et des coups de tonnerre et, surtout, les mouches collantes par nuages entiers dont je ne parvenais pas à me débarrasser. J'avais beau pédaler de toutes mes forces (d'ailleurs plutôt vacillantes en cet instant), hurler et me donner des claques pour les faire fuir, rien n'y faisait , elles revenaient toujours à la charge. Jacques Lacarrière avait raison : les mouches sont vraiment trop stupides (cf : "Le pays sous l'écorce") !
Et puis il y avait le Mont en lui-même. Sur la route, une multitude de panneaux nous en indiquaient la direction. "Pour susciter tant d'intérêt, ce Mont doit être vraiment impressionnant", ai-je pensé dans ma petite tête alpine (on parle de MONT-Blanc ou encore de MONT-Ventoux). Aussi, lorsqu'enfin, après tous ces épuisants kilomètres d'ascension cycliste je l'ai aperçu, j'ai éprouvé une réelle désillusion et une vraie déception ! J'ai même dû me faire confirmer qu'il s'agissait véritablement de ce petit tas de cailloux pour en avoir le cœur net !
... Bien sûr, le regard que je lui porte aujourd'hui est tout différent, à la fois empreint d'une certaine tendresse et de beaucoup de respect (mais ça, je l'ignorais encore !).
Les mouches sont stupides, c'est vrai... mais elles compensent par leur vision panoramique et une grande rapidité de décision. Tu as vu combien il faut d'adresse pour les écraser ? Quant à ce que nous avons appris sur les bancs de l'école, c'est vrai... c'était dans tous les livres de géographie et c'est comme ça que commençait le résumé à apprendre par cœur sur notre plus long fleuve...
RépondreSupprimerConnais-tu le savoureux texte sur les mouches, de j. Lacarrière dans "La vie sous l'écorce" ?
RépondreSupprimerAh non ! Je ne connais pas... il va falloir que je le cherche !... Surtout s'il est savoureux.
RépondreSupprimerPour ma part, c'est un auteur que j'aime tout particulièrement !
RépondreSupprimermaintenant ce sont de beaux souvenirs
RépondreSupprimerEn gros, c'est ça !!!
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