Toujours la pluie. Pourtant pas question que je m'enferme. Dès mon réveil, mon éternel sac tyrolien sur le dos, je prends le métro. Destination inconnue... Avec le temps, la ville est sans couleurs. Gleisdreick. Mes pas me mènent à la Neue National Galerie. L'aspect moderne de la construction de Mies Van Der Rohe surprend dans ce quartier plutôt désolé. Fer et verre au milieu de terrains vagues et d'usines...
Dans le musée, d'intéressantes collections et expositions. Émotion devant les toiles d'Oscar Schlemmer : peintre allemand et maudit, interdit durant la période nazie. triangles et visages dramatiques toujours dans des gammes monochromes. Variantes de bruns au rouge et ocre. Constructions pyramidales sur fonds unis et sombres. Quelques toiles contemporaines d'une incroyable violence gestuelle et colorée me marquent également.
Pourtant, j'ai l'esprit ailleurs. Je ne parviens pas à m'imprégner de toutes ces images comme j'en ai d'ordinaire l'habitude. La ville m'appelle au dehors...
De retour vers le centre, je suis passée chez Wolfgang et Dietrich. Wolfgang, comme chaque jour, était à l'université pour avancer sa thèse de biologie. Dietrich terminait la rédaction d'un article sur quelque expo berlinoise.
J'aime la douceur de cet intérieur allemand. Un home nouveau pour moi. Son wintergarten. Je me sens projetée dans un autre univers. Laisser aller, bien-être et toute angoisse oubliée... Depuis une semaine, l'heure et le temps sonnent différemment. Pas un instant de cette vie dont je ne veuille savourer le bonheur et l'intensité.
Ce soir, je suis retournée au Ramm-Theater. Mais cette fois, je ne suis pas seule : Dietrich, Astrid, Christian et Elke, arrivée hier de Kassel, m'accompagnent. Nous devions également retrouver les italiens sur place. J'ai revu avec d'autant plus de plaisir ce théâtre performant, que tous étaient présents pour en partager les émotions. Michael nous rejoint après la pièce. Nous partons aussitôt pour l'Oranienbar où Sonja et Barbara nous attendent déjà.
Froideur des néons, un de ces bars sombres de Kreuzberg, peuplé surtout le soir par une faune plutôt inquiétante. (je me souviens ce type aux sourcils rasés, l'air patibulaire, assis au comptoir, la première fois que j'étais entrée ici, il y a maintenant un an). Des tables en marbres sous une lumière grise et une nouvelle nuit qui peu à peu s'anime.
Nous rentrons tous ensembles pour une émission TV sur la performance artistique et ses acteurs, tandis que les italiens et leurs amis partent pour une nuit différente. Après l'émission, Wolfgang se joint à nous pour venir au Locus. Kreuzberg 61, 2 heures du matin. Nous avions un peu faim, bar-restaurant mexicain. Clair, chaud et spacieux. Tellement autre que les lieux précédents ! Une musique comme le lieu, qui donne envie de rire et de danser. La soirée s'achève paisiblement, tous réunis autour d'une bière et d'un plat de tortillas.
Un peu fatiguée par les équipées de mes nuits précédentes, je me laisse ramener sans regrets pour cette nouvelle nuit qui reste derrière moi. Cuvrystrasse, tous y dorment déjà. Je me glisse sans bruit dans ma chambre pour m'enfermer dans ces rares instants de solitude avant de m'endormir à mon tour.
Mais qui sont tous ces berlinois ? Je crois que ce soir, j'ai enfin compris ! Joie ou mal de vivre, très peu sont vraiment d'ici. Tous, sont venus chercher là, quelque chose de nouveau, de différent. Souvent, ils n'ont pu repartir envoûtés par cette insatiable cité. Parfois à la dérive, ils ont échoué ici un peu comme Robinson sur son île. Pas de look mais way of life dans cette ville violente et sauvage.
Dans le musée, d'intéressantes collections et expositions. Émotion devant les toiles d'Oscar Schlemmer : peintre allemand et maudit, interdit durant la période nazie. triangles et visages dramatiques toujours dans des gammes monochromes. Variantes de bruns au rouge et ocre. Constructions pyramidales sur fonds unis et sombres. Quelques toiles contemporaines d'une incroyable violence gestuelle et colorée me marquent également.
Pourtant, j'ai l'esprit ailleurs. Je ne parviens pas à m'imprégner de toutes ces images comme j'en ai d'ordinaire l'habitude. La ville m'appelle au dehors...
De retour vers le centre, je suis passée chez Wolfgang et Dietrich. Wolfgang, comme chaque jour, était à l'université pour avancer sa thèse de biologie. Dietrich terminait la rédaction d'un article sur quelque expo berlinoise.
J'aime la douceur de cet intérieur allemand. Un home nouveau pour moi. Son wintergarten. Je me sens projetée dans un autre univers. Laisser aller, bien-être et toute angoisse oubliée... Depuis une semaine, l'heure et le temps sonnent différemment. Pas un instant de cette vie dont je ne veuille savourer le bonheur et l'intensité.
Ce soir, je suis retournée au Ramm-Theater. Mais cette fois, je ne suis pas seule : Dietrich, Astrid, Christian et Elke, arrivée hier de Kassel, m'accompagnent. Nous devions également retrouver les italiens sur place. J'ai revu avec d'autant plus de plaisir ce théâtre performant, que tous étaient présents pour en partager les émotions. Michael nous rejoint après la pièce. Nous partons aussitôt pour l'Oranienbar où Sonja et Barbara nous attendent déjà.
Froideur des néons, un de ces bars sombres de Kreuzberg, peuplé surtout le soir par une faune plutôt inquiétante. (je me souviens ce type aux sourcils rasés, l'air patibulaire, assis au comptoir, la première fois que j'étais entrée ici, il y a maintenant un an). Des tables en marbres sous une lumière grise et une nouvelle nuit qui peu à peu s'anime.
Nous rentrons tous ensembles pour une émission TV sur la performance artistique et ses acteurs, tandis que les italiens et leurs amis partent pour une nuit différente. Après l'émission, Wolfgang se joint à nous pour venir au Locus. Kreuzberg 61, 2 heures du matin. Nous avions un peu faim, bar-restaurant mexicain. Clair, chaud et spacieux. Tellement autre que les lieux précédents ! Une musique comme le lieu, qui donne envie de rire et de danser. La soirée s'achève paisiblement, tous réunis autour d'une bière et d'un plat de tortillas.
Un peu fatiguée par les équipées de mes nuits précédentes, je me laisse ramener sans regrets pour cette nouvelle nuit qui reste derrière moi. Cuvrystrasse, tous y dorment déjà. Je me glisse sans bruit dans ma chambre pour m'enfermer dans ces rares instants de solitude avant de m'endormir à mon tour.
Mais qui sont tous ces berlinois ? Je crois que ce soir, j'ai enfin compris ! Joie ou mal de vivre, très peu sont vraiment d'ici. Tous, sont venus chercher là, quelque chose de nouveau, de différent. Souvent, ils n'ont pu repartir envoûtés par cette insatiable cité. Parfois à la dérive, ils ont échoué ici un peu comme Robinson sur son île. Pas de look mais way of life dans cette ville violente et sauvage.

Oh il est très beau ce blog, quelle belle découverte je fais, des pages avec des lignes, un fond de feuilles mortes, un papillon qui pointe à la place de la flèche traditionnelle, et les articles "en cache" quelque part sur le blog pour ajouter au mystère et au charme d'un blog pas comme les autres. Merci de ta visite et de ta participation au débat et peut-être à bientôt ? Bonne soirée à toi.
RépondreSupprimerMerci également de ta visite, Thaddee. Merci aussi pour ton regard que je prends comme un encouragement à poursuivre. Certainement à très bientôt, je repasserai, moi aussi, visiter ta blogosphère. Bonne soirée à toi.
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