vendredi 29 février 2008

Souvenirs berlinois obsolètes (8)

Après l'avoir longtemps délaissé, je me décide à reprendre le fil du journal d'un séjour à Berlin (Clic pour ceux qui veulent le début) là où je l'avais abandonné... C'est vrai, lorsque j'ai créé ce blog, c'était l'une des choses que je souhaitais le plus ardemment publier. Mais c'était compter sans vous (blogopotes et blogonautes (Clic)) que depuis, avec grand bonheur je dois bien dire, j'ai rencontrés. Mon blog a ainsi peu à peu dérivé. Il s'est transformé subtilement, sans que je m'en aperçoive, pour devenir une sorte de terrain de jeux où, quotidiennement, j'aime à venir me détendre et vous retrouver pour échanger et partager toutes sortes d'idées.
Seulement voilà ! Il faut également achever les choses commencées (mentalement c'est important)...




Ce matin tôt, Reichpietschufer Flohmarkt.

Le grand terrain vague fourmille d'une foule cosmopolite et colorée. On y trouve de tout, sans savoir par où commencer face à une telle profusion. Parfois à la limite de l'anachronisme, des vêtements, des disques et toutes sortes d'objets les plus divers...
Tous fouillent et farfouillent, plongés dans ces monceaux insolites. Froufrous et drapés, soieries et tissus, quantités de vieilles robes, parfois pièces de collections sorties tout droit des greniers de grand-mères ou vieux stocks d'invendus très kitchs. Toute une foule aussi cosmopolite que les articles en vente s'y active...
Cette fille et ce gars, déjà croisés au Garage. Elle avec ses cheveux violets et très longs, ses grands yeux verts. Lui, petit gagroche américanisé, tout de drapeaux made in U.S.A. vêtu...

Tard dans l'après-midi, je rejoins les autres . Nous mangeons tous ensembles dans la petite cuisine ronde et chaude. Tous, nous voulions voir "Topaze", le Hitchcock qui passait tard, ce soir, à la TV.
2 heures du matin, envie de sortir et de boire un verre.
Voiture, bus, auto-stop... Rendez-vous au Café New-York, le long du Ku'Damm, encore largement animé malgré l'heure tardive.
Grand bar un peu branché. Jeux de billard sous lumière blanche.
On joue, on gagne, on perd, un peu comme au jeu de la vie...
Sans importance, le temps passe et profite...

Plus tard, certains rentrent, mais avec Christian et Joan-Paolo, nous partons pour le Basement.
5 heures du matin et U-Bahnn direction Mehringdamm...
Le métro est plein.
Il est déjà plein ou encore plein... Comment savoir ?
Chacun poursuit-il aussi sa nuit avant qu'elle ne parte ?

Le Basement... Même sous-sol que l'année précédente, peut-être encore plus sombre et plus désolé.
Petit matin, derniers fêtards... La vie se traîne et s'étire dans la boîte.
Punks saouls et fatigués, crêtes tombantes, maquillages qui coulent et cernes noir sous les yeux. La lumière au rythme d'une musique violente et forte sur une piste de danse désertée.
Quelque chose d'un peu sale...
Atmosphère fin de nuit à l'odeur de bières éventées.
Bris de verres et gens avachis dans les coins les plus sombres.
Dans ma mémoire, le Basement était différent... Comment savoir lequel de nous deux à le plus changé ?

Nous rentrons après un cocktail trop sucré, à pied, tous les trois, dans la lumière du petit matin. L'humidité de la nuit qui s'enfuit nous pénètre. Il est déjà 7 ou 8 heures lorsque nous arrivons...


Je n'avais jamais vu tant de nuits passer si vite...

8 commentaires:

  1. C'est vrai que ton blog a dérivé, comme a dérivé la bibliothèque... pour mon plus grand plaisir.En fait, nous évoluons, quoi que nous fassions, en fonction de nos rencontres... Si nous ne voulons pas mourir, nous avons aussi besoin de cet échange.Toutefois, je suis bien contente que tu reviennes à ces articles que j'aime bien !Merci.

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  2. Cela rejoins ce que tu dis sur les parcours initiatiques. Les autres font parties des chemins que nous empruntons et à des degré plus ou moins important, influent sur certains de nos choix, parfois moindre... Hé oui !En tous cas, merci à toi Quichottine ! Et passe un beau dimanche !

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  3. Excuses moi, je reviendrai lire j'ai pas le temps ; juste pour te dire que j'ai réparé le lien déffectueux "SOS Terre Sacrée" - Cordiamicalement.

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  4. OK et merci, je vais passer voir dans la journée ou dans la soirée.Bon dimanche à toi et cordiamicalement

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  5. Un texte très intéressant et dépaysant qui permet d'un peu entrer dans l'athmosphère de l'époque. Félicitations! Bonjour amical d'Eric-le-peintre.

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  6. Merci beaucoup et amitiés à toi.

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  7. J'ai "fait" bcp de boîtes de nuit à Paris, et j'ai vécu ces matins un peu décevant où plus rien n'est beau.estelle

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  8. En fait, je ne peux pas parler de matins décevants où plus rien n'est beau. C'est plus le fil de souvenirs associés à d'autres souvenirs plus anciens, un rythme là-bas... Mais les traces que cela a laissé dans ma mémoire sont loin d'être désagréables.Bizzz à toi

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