mercredi 26 août 2009

Galère blanche (2)

Départ... Presque en retard, nous marchons d'un pas rapide jusqu'à la gare. Le chien, encore tout hagard par ces climats frileux nous suit patte à patte.

Jusqu'à Montélimar, neige présente... Elle disparaît pour céder la place au brouillard givrant. Toute la vallée du Rhône est recouverte d'une fine robe d'un blanc cristallin. On y distingue à peine les reliefs aux tons aquarellés.
Vision d'une large vallée au fleuve sauvage par cette matinée hivernale...

Train qui file vers une destination encore sans visage. Malgré un soleil timide, le ciel reste lourd de nuages. Plus on avance vers le sud, plus il s'assombrit.

À l'est, silhouette ciselée des Dentelles de Montmirail, majestueuse dans la brume... J'aime à reconnaître les reliefs, les identifier et leur donner un nom. Ainsi les montagnes me deviennent plus familières, amies... C'est une manière de les apprivoiser.

Avignon... La vallée s'élargit. On ne distingue plus les falaises et les montagnes qui l'entourent. Le train, en s'arrêtant, me tire de ma rêverie. Les passagers circulent, montent, descendent... Le chien suit d'un oeil inquiet ce flot de voyageurs pensifs ou encore endormis.

Après Avignon... Paysage qui se transforme soudainement en véritable garrigue méditerranéenne, rocailleuse et broussailleuse, au relief irrégulier et sombre sous cette lumière d'un acier uniforme de plus en plus pesant.

Nîmes, il pleut...
Changement de train... Buffet de la gare en attendant la correspondance... Ambiance hall de gare ! Terminus aux néons glauques et verdâtres où quelques désœuvrés jouent au flipper pendant que d'autres restent entre deux trains...

Enfin... Départ pour Alès ! Une bonne vieille micheline rouge et jaune pour traverser des régions désormais bâties de gros mas provençaux en superbes pierres plates, aux toits de tuiles romaines d'un orange dont la vivacité sature ce paysage sans couleur.

Alès... La navette qui doit enfin nous déposer à Florac...

Et après, pour seule maison, notre sac à dos...

À suivre...

4 commentaires:

  1. Ta description hivernale est tellement belle que je voyais, sous mes yeux défiler ces paysages givrés :)

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  2. Entre départ et arrivée... te voilà transformée en escargot ?Non, je plaisante... je n'ai jamais fait de randonnée, je marche peu et je m'essouffle vite, pourtant, en te suivant d'un quai à l'autre, j'ai eu envie de te suivre un peu plus loin.

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  3. Essaie de ne pas faire comme moi : ne te perds pas en route !!!

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