'est un soulagement plus qu'immense et un réel sentiment de joie qui m'envahissent, lorsque, au sortir de la forêt, j'aperçois la balise d'un sentier ! Un repère d'autant plus rassurant qu'à cet endroit, la forêt cesse brusquement. Jusque là, il y avait la tranchée entre les arbres pour nous guider, mais au-delà, il n'y a plus que le blanc de la neige, le blanc du brouillard sur le relief irrégulier et venté du Causse, sur ses dolines, sur ses avens...
Dans le crachin et le jour qui commence à baisser, suivre le sentier reste un jeu de piste difficile. Nous avançons ainsi encore longtemps, avec incertitude, en contournant de larges trous souvent marécageux. Chaque balise que je vois est source d'une joie supplémentaire à l'idée de retrouver bientôt une vraie route déneigée. Et effectivement, nous avons fini par la croiser, cette route tant attendue !
La nuit avance peu à peu et la pluie continue à nous battre la face. Nous sommes trempés des pieds à la tête et aucune maison n'apparaît encore à l'horizon. Nous sommes seuls, perdus dans le blanc de cette tourmente, enfermés dans un paysage infini.
Une voiture passe... Épuisés par cette marche éreintante, nous n'hésitons pas à tendre le bras. Nous sommes toujours au milieu de rien et la nuit est maintenant tout à fait tombée. La voiture ralentit... Ses passagers nous scrutent, leur caniche blanc aboie... Ils repartent, indifférent à notre sort...
À suivre...
Ils n'avaient peut-être pas assez de place pour vous faire monter... mais ils auraient pu vous indiquer le chemin, ou vous demander si vous aviez besoin d'aide !Les gens sont vraiment peureux... Vous deviez avoir une mine de fantômes après une telle aventure.
RépondreSupprimerC'est fou, ça... parce que quelqu'un sur un forum de photo vient de présenter des images de ces lieux, je suis en train de relire mon texte après des années et je découvre ton message en même temps ! :)
SupprimerOui, c'est ça, à la nuit, au milieu de rien et en nous voyant si détrempés par la pluie, ils auraient au moins pu nous indiquer si nous étions sur la bonne route... Mais trop effrayés apparemment, ils étaient ! ;)