lundi 31 août 2009

Galère blanche (7)

Enfin de la lumière au bout du chemin !
Nous arrivons au gîte de l'Hom, dégoulinants et harassés par cette étape que jamais nous n'aurions imaginée aussi rude et hasardeuse. Le propriétaire du gîte nous accueille chaleureusement et nous accompagne auprès du poêle qu'il a pris soin d'allumer dans l'après-midi, prévoyant notre arrivée.
L'aîné des enfants nous explique que le climat de cette partie du Causse est directement soumis à l'influence du Mont-Aigoual et lorsque souffle ce vent du sud, il amène inévitablement son brouillard et vous enferme dans son mauvais temps. Il ajoute qu'à Aures, un hameau situé à quelques kilomètres de là, il n'y a plus de brouillard et le temps n'est pas le même. Quand il nous parle du Causse, il semble chez lui partout. Il nous demande par où nous sommes passés, curieux de savoir par quelle porte nous sommes entrés dans son univers. Il est surpris par le chemin que nous avons emprunté. Pour lui, il est évident que jamais personne ne passe par là avec la neige.
La mère, de son côté, nous a préparé un bon repas. La chaleur de ce foyer est pleine de saveur après une telle journée. Nous passons la soirée a discuter avec nos hôtes. Ils nous parlent des avens qui entoure le hameau et qui, emplis d'eau par les intempéries saisonnières, se vident de temps à autre en faisant vibrer la nature d'un étourdissant fracas audible à plusieurs kilomètres à la ronde...

À suivre...

4 commentaires:

  1. Heureusement qu'ils étaient là !Pourquoi d'ailleurs, êtes-vous passés par là ?Je suppose que l'aventure n'est pas terminée. La suite, c'est pour bientôt ?Bonne journée, Sogo.

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    1. Et là encore, je découvre ton message à l'instant.
      Nous sommes passés par là parce qu'au syndicat d'initiative de Florac, lorsqu'on a demandé si c'était praticable en cette saison, on nous a répondu que ça l'était sans problème. :)

      Les jours suivant se sont passés sous une pluie battante... Mais nous marchions, marchions, marchions...

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  2. Je suis attentivement votre progression. A ce gîte (de l'Hom, c'est le vrai nom ?), l'accueil chaleureux de cette famille est bien réconfortant.Tes mots sont si justes et forts que je "vois" très bien cette nature sauvage du Causse, dans la purée de pois...Belle journée, Sogo. Gros bisous

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    1. Là encore une réponse bien tardive, pratiquement dix ans plus tard. mais oui, L'hom est bien le vrai nom et je me rappelle encore les bienfaits de la chaleur de ce foyer...

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