samedi 2 janvier 2010

De la danse Butō...

Il m'est indispensable de commencer par là avant la publication de mon prochain article pour le kiosque à musique (clic).

Le Butō, à l'origine une danse traditionnelle japonaise, connaît son essor avec le "Ankoru Butoh" signifiant littéralement "danse des ténèbres". Né après la guerre de 39/45, cette danse a été initiée par le besoin d'exprimer le traumatisme et la douleur imprimés dans la mémoire du peuple japonais, suite au largage des bombes sur Hiroshima et Nagasaki. Cette danse, empreinte de paradoxes permanents, fascine. Bien que dans la lignée des danses traditionnelles japonaises, elle est proche de la danse contemporaine et du théâtre de mime. Laissant une large place à l'improvisation, inspirée entre autre par l'expressionisme allemand et les écrivains maudits tels que Artaud, Genet, etc., elle oscille constamment entre l'expression de peur, de désespoir, de mort et une forme de volupté, de sérénité, voire d'érotisme. Dans la plupart des cas, le corps des danseurs, presques nus, oint de blanc, évoluant dans des mouvements torturés emprunts de lenteur, véhicule d'autant plus cette idée de mort, tout en inspirant également une forme de sérénité, offrant ainsi un spectacle plutôt désarmant... 

La « naissance » du Butō date d'un spectacle de Tatsumi Hijikata en 1959, intitulé Kinjiki, qui fit grand scandale. Au Japon, cette  impressionnante pièce, courte et sans musique, fut même assimilée à un spectacle pornographique. Actuellement, le Butō est véhiculé principalement par quatre compagnies : Sankaï Juku, Byakko-sha, Dance Love Machine et carlotta ikeda qui en proposent des interprétations diverses, de la plus traditionnelle à la plus moderne.


Hijikata Tatsumi choerography



Cet article a été déplacé du 22 mars 2008 au 8 janvier 2010 pour cause de rénovation de ce blog...

12 commentaires:

  1. Tu as raison, c'est impressionnant !Tout parle... musique et corps liés...Dis tu crois que c'est idiot si je te dis que j'ai presque cru assister à une naissance ?

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  2. Non, ce que tu dis ne me semble pas idiot du tout : au contraire !Qu'il s'agisse de mort ou de naissance je crois que nous sommes face à l'essence même de la vie. Je pense que la création Butoh est à la fois l'expression de la mort et de la souffrance d'un peuple, mais également son besoin de re-naissance !

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  3. Trés spécial. Ca évoque bien en effet la souffrance. J'en ferais certes pas une passion, mais je mourrais un peu moins ignare à partir de maintenant. Merci de nous avoir fait connaitre ça. Cordiamicalement

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  4. Si je parviens à faire partager un tant soit peu ce qui m'a émue ou marquée, c'est avec un immense plaisir !Cordiamicalement à toi !

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  5. Une petite éclaircie dans mon emploi du temps me permet à la fois  une petite visite rapide de la blogosphère et de te  souhaiter un agréable week-end@ bientôt

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  6. Bienvenue et merci de ta visite. À bientôt, Pol !

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  7. Coucou Sogo, c'est vraiment surprenant et même un peu déconcertant ...Gros bisous et bon week-end,

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  8. Déconcertant : je crois que c'est le mot juste !Bisous à toi, Muad' !

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  9. Je dirai : un peu inquiétant ! je ne connaissais pas du tout. Vive les blogs qui ns apprennent des tas de choses en fin de compte... bizzz

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  10. Inquiétant : je crois que c'est aussi le mot !Bizzz à toi, Estelle !

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  11. Comment ça marche pas ?T'aime pas ou you tube débloque ?

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