Titre : "Alberg"
Auteur : Jacques Tallote
Date de parution : janvier 2010
Maison d'édition : La table ronde
L'histoire en résumé : Thomas est un peu perdu, Paris devenu trop grand pour lui, un emploi qui l'ennuie désormais et qu'il abandonne. Presque étranger à lui-même, Thomas ne sait pas très bien où diriger ses pas, pas plus qu'il ne sait quoi faire de sa vie. Quand son père lui remet les clés d'une maison qu'il possède à Besançon, auparavant occupée par un chapelier du nom d'Alberg et disparu mystérieusement deux ans plus tôt, c'est là que Thomas décidera d'aller s'installer... Mais là, une étrange découverte l'attend : Dix carnets dans lesquels sont consignés dix ans de la vie d'Alberg. Des bribes de textes aux accents inquiétants et prophétiques dans lesquels se plongera Thomas, jusqu'à s'identifier à leur auteur. Mais qui est Alberg ? Personnage mystérieux qu'on ne découvre qu'au travers du regard des autres et des carnets trouvés au rez-de-chaussée de son ancienne boutique, il entraînera Thomas dans une étonnante aventure intérieure...
Mes impressions de lecture : J'ai lu ce livre d'une traite... Et j'ai pris plaisir à le lire ! Pourtant, à l'instant où j'écris, je ne sais pas très bien comment vous en parler. Par quoi commencer ? Comment le résumer ? Un peu comme si l'histoire était en dehors de l'histoire... Roman, ou nouvelle devenue roman ? le texte reste énigmatique et singulier. L'écriture, fine et fluide, porte à la rêverie. Bien que les phrases soient toujours précises et concises, une multitude de détails descriptifs arrêtent mon attention (tout comme celle des personnages), détails qui, bien qu'anodins, revêtent ici, pour les personnages du livre, en tous cas, une importance presque prémonitoire...
Ces personnages (Thomas et Lucie) en quête d'eux-même, diaphanes et un peu décalés, je les ai aimés... "Diaphanes" n'est peut-être pas le mot le plus approprié, mais c'est le seul qui me vient à l'esprit pour décrire la manière fluide et légère, intemporelle, avec laquelle ils se laissent glisser... Avec laquelle ils se fondent dans le décor et dans la nature qui les entourent, dans l'histoire qui est la leur... Leurs échanges verbaux, leurs attitudes et leurs comportements qui s'écoulent, monocordes, même dans les situations les plus atypiques, un peu à la façon d'un film nouvelle-vague...
En fait, voilà... En quelques mots, je pourrais dire que je me suis laissée porter par cette lecture (un peu comme Thomas se laisse porter par les événements), séduite par l'unité émanant des personnages au décor, du décor aux personnages...

Je ne vais pas le lire tout de suite, parce qu'il me reste encore beaucoup sur mon étagère des nons-lus en attente. Mais, même si tu ne savais pas comment en parler, tu m'as donné envie de partir à sa découverte. Merci. Passe un beau dimanche.
RépondreSupprimerJ'espère qu'il te plaîra... C'est un livre qui m'a laissé un étrange arrière goût, mais un arrière goût que j'aime ! Ceci-dit, je ne sais pas si je suis la mieux placée pour en parler en toute objectivité...
RépondreSupprimerLe résumé me plaît et ta façon de parler de tes impressions de lecture également. Je note ce livre qui me semble intrigant.
RépondreSupprimerC'est un livre étonnant et qui peut-être... Déconcertant !
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