ur la route, foules de gens qui attendent. Alentour, champs de blé, d'oliviers, figuiers de barbarie. Une kyrielle de cigognes réveille en moi des images de Grèce ou de Yougoslavie, où nuées de ces oiseaux se nourrissaient sur les brûlis.Kairouan, errance dans la médina, entre les remparts. Des odeurs et des sons qui raniment mes souvenirs du Maroc. On s'écarte vite des rues populeuses pour se perdre dans les ruelles blanches et désertes sous l’œil curieux et moqueur de gamins et de femmes.
L'auberge de jeunesse, un grand dortoir plutôt inquiétant pour nous seul à l'écart des autres bâtiments. Dans le voisinage, un coq à la voix enrouée, sans doute insomniaque, s'est égosillé à claironner toute la nuit.
2 heures du matin, sueurs froides : quelqu'un pousse violemment la porte pour crier quelque chose d'incompréhensible... Puis plus rien. Le temps d'aller voir, la porte était déjà refermée. Personne !
Nous avons fini par nous rendormir jusqu'au matin.
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