lundi 12 novembre 2007

Premier brouillard...

Un soir, à la nuit, je remontais sur le Plateau, sans doute même pas très tard, mais l'hiver avançait à petits pas et la nuit tombait tôt...
J'arrivais par Mézilhac, quand brusquement, je me suis cognée à un mur de brouillard. C'est en tous cas l'impression qui m'en reste tellement il était dense et soudain. La neige avait recouvert le Plateau de son manteau immaculé. Tout en conduisant, j'avançais à tâtons dans cette nuit blanche et éreintante. Je ne distinguais pas la route plus loin que le bout de mon capot. Seulement quelques kilomètres me séparaient encore de la maison, je le savais, et pourtant, j'ai un moment souhaité m'arrêter, reposer un peu mes yeux de ce mur opaque et laiteux. Je cherchais sur le bas côté des repères familiers, des plates bandes où je savais pouvoir stationner. Je ne les ai pas trouvés...  Je ne distinguais plus non plus le bas côté !
Et puis arrivée à la maison, il fallait me encore grimper la draille à pied. Dans la nuit, dans le blanc, dans le froid... Angoisse et peur de se perdre. Même si la topographie du lieu m'était familière, ce soir là, je ne reconnaissais plus rien, je n'avais plus de repères... J'avançais un peu comme quelqu'un d'ivre qui vacille sans vraiment savoir où il va. Pas même la lumière douce qui témoigne de la chaleur d'un intérieur, émanant d'une fenêtre pour m'aider à m'orienter.

Des brouillards si épais, je n'en avais encore jamais rencontrés, même si depuis cela m'est devenu plus familier.  Cela fait partie intégrante de cette nature à la fois belle et sauvage, mais bien sûr, c'est loin d'être son seul visage. Ici se sont les nuages qui restent accrochés à la montagne. Ceux-la même, avec la Burle, qui ont donnés naissance à toutes sortes de légendes dont une part est issue de faits réels, comme l'Auberge Rouge ou encore l'histoire de personnes qui n'ont pas retrouvé leur chemin et que l'on n'a jamais revues...

Et pour ma part, puisque je vous écris, c'est que je ne me suis pas perdue !

6 commentaires:

  1. Vous aviez mis des repères, le long de la draille pour ne pas vous perdre en cas de neige ? Je me dis que tu n'avais pas intérêt à faire des heures supplémentaires, l'hiver, la nuit tombe si vite ! L'angoisse ! Se perdre dans la neige... s'engourdir et ne pas se réveiller. Tu me donnes froid, là !

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  2. Alors pour les heures supplémentaires... C'est râpé ! Là-haut, pour mettre un peu de beurre dans les épinards, je faisais des extras dans la restauration, un très bon restaurant, d'ailleurs (hiver comme été). Et après le service du soir, il m'arrivait fréquemment de terminer à 2 heures du matin, de remonter seule, à pied, dans la nuit, parfois même dans la neige ou la tempête... Je crois même que c'est là que j'ai découvert l'existence des lutins : je n'avais jamais de lampe torche avec moi, et j'avais pourtant souvent l'impression qu'un hallo lumineux m'accompagnait, je me sentais parfois suivie, épiée, mais pas par des présences inquiétantes... Non, au contraire ! Était-ce eux ? Les lutins ? Je me le suis souvent demandée... Tu dois te dire que j'ai complètement perdu la tête ! Mais tant pis...

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  3. Ben non... Pourquoi penserais-je que tu as perdu la tête ? Moi, je suis certaine qu'ils existent. ... C'est grave ?

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  4. Grave ? Ben, euh... Je sais pas si c'est grave, en fait... Je suis pas docteur, moi ! Mais, euh... En tout cas, ça a pas l'air trop dangereux...

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  5. Suite à mon article de ce soir Quichottine me dirige vers ce billet http://aurendezvous.over-blog.net/article-vous-y-croyez-ou-pas-moi-j-y-crois--42230213.html Moi j'y crois!!  Mais bien sur qu'ils existent les Lutins! Et puis les elfes, les ondins ...

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  6. Merci d'être venue jusqu'ici, Kri Comme tu as pu le lire, ils ne m'ont pas laissé d'autre choix que de croire en eux... À leur façon, ils étaient présents partout autour de ma maison !!!

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