vendredi 1 janvier 2010

Le grand palindrome de Georges Perec

Même si vous ne connaissez pas le terme, je suis sûre que vous connaissez le principe des palindromes ! Vous savez ? Un mot qu'on peut lire à l'endroit et à l'envers comme, par exemple : rêver, gag, retâter ou encore esse...

Une année qu'on lit dans les deux sens : 1991 ou 2002...

Mais cela peut aussi être un texte composé d'une suite de lettres que l'on peut lire de gauche à droite et de droite à gauche (là, je ne suis pas sûre d'être très claire).

Georges Perec


Un célèbre auteur a rédigé un impressionnant palindrome de plus d'une centaine de mots : j'ai nommé  georges Perec, célèbre Oulipien, qui toute son œuvre durant s'est intéressé aux jeux de mots et de lettres.
 



Je vous livre ici "Le grand palindrome", étonnant travail littéraire :

Trace l'inégal palindrome. Neige. Bagatelle, dira Hercule. Le brut repentir, cet écrit né Perec. L'arc lu pèse trop, lis à vice-versa.

Perte. Cerise d'une vérité banale, le Malstrom, Alep, mort édulcoré, crêpe porté de ce désir brisé d'un iota. Livre si aboli, tes sacres ont éreinté, cor cruel, nos albatros. Être las, autel bâti, miette vice-versa du jeu que fit, nacré, médical, le sélénite relaps, ellipsoïdal.

Ivre il bat, la turbine bat, l'isolé me ravale : le verre si obéi du Pernod - eh, port su ! - obsédante sonate teintée d'ivresse.

Ce rêve se mit - peste ! - à blaguer. Beh ! L'art sec n'a si peu qu'algèbre s'élabore de l'or évalué. Idiome étiré, hésite, bâtard replié, l'os nu. Si, à la gêne secrète verbe nul à l'instar de cinq occis-, rets amincis, drailles inégales, il, avatar espacé, caresse ce noir Belzebuth, ô il offensé, tire !
L'écho fit (à désert) : Salut, sang, robe et été.

Fièvres.

Adam, rauque ; il écrit : Abrupt ogre, eh, cercueil, l'avenir tu, effilé, génial à la rue (murmure sud eu ne tire vaseline séparée ; l'épeire gelée rode : Hep, mortel ?) lia ta balafre native.

Litige. Regagner (et ne m'…).

Ressac. Il frémit, se sape, na ! Eh, cavale ! Timide, il nia ce sursaut.

Hasard repu, tel, le magicien à morte me lit. Un ignare le rapsode, lacs ému, mixa, mêla :
Hep, Oceano Nox, ô, béchamel azur ! Éjaculer ! Topaze !

Le cèdre, malabar faible, Arsinoë le macule, mante ivre, glauque, pis, l'air atone (sic). Art sournois : si, médicinale, l'autre glace (Melba ?) l'un ? N'alertai ni pollen (retêter : gercé, repu, denté…) ni tobacco.

Tu, désir, brio rimé, eh, prolixe nécrophore, tu ferres l'avenir velu, ocre, cromant-né ?

Rage, l'ara. Veuglaire. Sedan, tes elzévirs t'obsèdent. Romain ? Exact. Et Nemrod selle ses Samson !

Et nier téocalli ?

Cave canem (car ce nu trop minois - rembuscade d'éruptives à babil - admonesta, fil accru, Têtebleu ! qu'Ariane évitât net.

Attention, ébénier factice, ressorti du réel. Ci-gît. Alpaga, gnôme, le héros se lamente, trompé, chocolat : ce laid totem, ord, nil aplati, rituel biscornu ; ce sacré bédeau (quel bât ce Jésus !). Palace piégé, Torpédo drue si à fellah tôt ne peut ni le Big à ruer bezef.

L'eugéniste en rut consuma d'art son épi d'éolienne ici rot (eh… rut ?). Toi, d'idem gin, élèvera, élu, bifocal, l'ithos et notre pathos à la hauteur de sec salamalec ?

Élucider. Ion éclaté : Elle ? Tenu. Etna but (item mal famé), degré vide, julep : macédoine d'axiomes, sac semé d'École, véniel, ah, le verbe enivré (ne sucer ni arrêter, eh ça jamais !) lu n'abolira le hasard ?

Nu, ottoman à écho, l'art su, oh, tara zéro, belle Deborah, ô, sacre ! Pute, vertubleu, qualité si vertu à la part tarifé (décalitres ?) et nul n'a lu trop s'il séria de ce basilic Iseut.

Il a prié bonzes, Samaritain, Tora, vilains monstres (idolâtre DNA en sus) rêvés, évaporés :
Arbalète (bètes) en noce du Tell ivre-mort, émeri tu : O, trapu à elfe, il lie l'os, il lia jérémiade lucide. Petard ! Rate ta reinette, bigleur cruel, non à ce lot ! Si, farcis-toi dito le coeur !

Lied à monstre velu, ange ni bête, sec à pseudo délire : Tsarine (sellée, là), Cid, Arétin, abruti de Ninive, Déjanire.
..
Le Phenix, eve de sables, écarté, ne peut égarer racines radiales en mana : l'Oubli, fétiche en argile.

Foudre.

Prix : Ile de la Gorgone en roc, et, ô, Licorne écartelée,
Sirène, rumb à bannir à ma (Red n'osa) niére de mimosa :
Paysage d'Ourcq ocre sous ive d'écale ;
Volcan. Roc : tarot célé du Père.

Livres.

Silène bavard, replié sur sa nullité (nu à je) belge : ipséité banale. L' (eh, ça !) hydromel à ri, psaltérion. Errée Lorelei…

Fi ! Marmelade déviré d'Aladine. D'or, Noël : crèche (l'an ici taverne gelée dès bol…) à santon givré, fi !, culé de l'âne vairon.

Lapalisse élu, gnoses sans orgueil (écru, sale, sec). Saluts : angiome. T'es si crâneur !


Une petite pause s'impose avant la suite !
Si, si, profitez, reprenez votre souffle devant ce beau panorama...
et respirez un grand coup avant la suite !
Le massif du Mont-Blanc

Et maintenant, voici le même texte écrit dans l'autre sens...

Rue. Narcisse ! Témoignas-tu ! l'ascèse, là, sur ce lieu gros, nasses ongulées…

S'il a pal, noria vénale de Lucifer, vignot nasal (obsédée, le genre vaticinal), eh, Cercle, on rode, nid à la dérive, Dédale (M.. !) ramifié ?

Le rôle erre, noir, et la spirale mord, y hache l'élan abêti : Espiègle (béjaune) Till : un as rusé.

Il perdra. Va bene.

Lis, servile repu d'électorat, cornac, Lovelace. De visu, oser ?

Coq cru, ô, Degas, y'a pas, ô mime, de rein à sonder : à marin nabab, murène risée.

Le trace en roc, ilote cornéen.

O, grog, ale d'elixir perdu, ô, feligrane ! Eh, cité, fil bu !

ô ! l'anamnèse, lai d'arsenic, arrérage tué, pénétra ce sel-base de Vexin. Eh, pèlerin à (Je : devin inédit) urbanité radicale (elle s'en ira…), stérile, dodu.

Espaces (été biné ? gnaule ?) verts.

Nomade, il rue, ocelot. Idiot-sic rafistolé : canon ! Leur cruel gibet te niera, têtard raté, pédicule d'aimé rejailli.

Soleil lie, fléau, partout ire (Métro, Mer, Ville…) tu déconnes. Été : bètel à brasero. Pavese versus Neandertal ! O, diserts noms ni à Livarot ni à Tir ! Amassez.

N'obéir.

Pali, tu es ici : lis abécédaires, lis portulan : l'un te sert-il ? à ce défi rattrapa l'autre ? Vise-t-il auquel but rêvé tu perças ?

Oh, arobe d'ellébore, Zarathoustra ! L'ohcéan à mot (Toundra ? Sahel ?) à ri : Lob à nul si à ma jachère, terrain récusé, nervi, née brève l'haleine véloce de mes casse-moix à (Déni, ô !) décampé.

Lu, je diverge de ma flamme titubante : une telle (étal, ce noir édicule cela mal) ascèse drue tua, ha, l'As.

Oh, taper&nbsp
;! Tontes ! Oh, tillac, ô, fibule à rêve l'Énigme (d'idiot tu) rhétoricienne.

Il, Oedipe, Nostradamus nocturne et, si né Guelfe, zébreur à Gibelin tué (pentothal ?), le faiseur d'ode protège.

Ipéca… : lapsus.

Eject à bleu qu'aède berça sec. Un roc si bleu ! Tir. ital. : palindrome tôt dialectal. Oc ? Oh, cep mort et né, mal essoré, hélé. Mon gag aplati gicle. Érudit rosse-récit, ça freine, benoit, net.

Ta tentative en air auquel bète, turc, califat se (nom d'Ali-Baba !) sévit, pure de - d'ac ? - submersion importune, crac, menace, vacilla, co-étreinte...

Nos masses, elles dorment ? Etc… Axé ni à mort-né des bots. Rivez ! Les Etna de Serial-Guevara l'égarent. N'amorcer coulevrine.

Valser. Refuter.

Oh, porc en exil (Orphée), miroir brisé du toc cabotin et né du Perec : Regret éternel. L'opiniâtre. L'annulable.

Mec, Alger tua l'élan ici démission. Ru ostracisé, notarial, si peu qu'Alger, Viet-Nam (élu caméléon !), Israël, Biafra, bal à merde : celez, apôtre Luc à Jéruzalem, ah ce boxon ! On à écopé, ha, le maximum !

Escale d'os, pare le rang inutile. Métromane ici gamelle, tu perdras. Ah, tu as rusé ! Cain ! Lied imité la vache (à ne pas estimer) (flic assermenté, rengagé) régit.

Il évita, nerf à la bataille trompé.

Hé, dorée, l'Égérie pelée rape, sénile, sa vérité nue du sérum : rumeur à la laine, gel, if, feutrine, val, lieu-créche, ergot, pur, Bâtir ce lieu qu'Armada serve : if étété, éborgnas-tu l'astre sédatif ?

Oh, célérités ! Nef ! Folie ! Oh, tubez ! Le brio ne cessera, ce cap sera ta valise ; l'âge : ni sel-liard (sic) ni master-(sic)-coq, ni cédrats, ni la lune brève. Tercé, sénégalais, un soleil perdra ta bétise héritée (Moi-Dieu, la vérole !)

Déroba le serbe glauque, pis, ancestral, hébreu (Galba et Septime-Sévère). Cesser, vidé et nié. Tetanos. Etna dès boustrophédon répudié. Boiser. Révèle l'avare mélo, s'il t'a béni, brutal tablier vil. Adios. Pilles, pale rétine, le sel, l'acide mercanti. Feu que Judas rêve, civette imitable, tu as alerté, sort à blason, leur croc. Et nier et n'oser. Casse-t-il, ô, baiser vil ? à toi, nu désir brisé, décédé, trope percé, roc lu. Détrompe la. Morts : l'Ame, l'Élan abêti, revenu. Désire ce trépas rêvé : Ci va ! S'il porte, sépulcral, ce repentir, cet écrit ne perturbe le lucre : Haridelle, ta gabegie ne mord ni la plage ni l'écart. 



Vous avez tout lu ? Vous êtes sûr ?

Alors maintenant vous pouvez tout vérifier : ce sont bien les mêmes lettres qui ont été utilisées de gauche à droite et de droite à gauche.
Reprenez le premier texte par la fin en lisant le deuxième depuis le début et inversement. Vous verrez, ça fonctionne !

18 commentaires:

  1. C'est un vrai casse-tête ce truc, mais bigrement intéressant. Pas simple comme excercice. J'y suis depuis ce matin, par épisode certes, mais bon !Bonne soirée, Sophie et merci pour mes neurones. Ils avaient besoin d'être un peu secoué ;)Bisatoi ;)

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  2. C'est un vrai casse-tête, en effet ! Je n'ose pas imaginer celle (la tête) de Perec après l'avoir rédigé !

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  3. Tu m'en voudras beaucoup si je te dis que je n'y suis pas arivée ?... il faudra que j'essaie autrement. Je sais, c'est idiot de dire ça, j'ai horreur de ça...Bonne soirée... je reviendrai...

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  4. Sois sans crainte, je ne t'en voudrais pas du tout...J'ai moi-même du mal à aller jusqu'au bout, mais je trouve que c'est tout de même une sacrée performance qui a du demander une persévérance certaine ! Bises à toi !

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  5. Je me suis arreté à la pause, mais je continuerais demain!Par contre, quelle est belle cette montagne, mais quelle est belle, ouh, demain je me barre au ski :) vite vite, neigeeeee, neigeeeeee ouhou ( et là, c'est le drame )

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  6. Tu as grandement raison de profiter de la pause proposée !Profite tout autant de ta (ou tes) journée au ski !

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  7. Coucou Sogo, c'est un exercice de style vraiment surprenant et remarquable mais je regrette seulement que cela se fasse au détriment du texte.J'aurais préféré un palindrome beaucoup plus court mais où les mots se seraient enchaînés avec grâce et poésie ...Je t'embrasse,

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  8. C'est vrai que l'intérêt de ce texte n'est ni son contenu, ni sa poésie mais plutôt la performance du jeu de lettre !Bisous

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  9. J'avoue que je n'ai pas tout lu,trop compliqué de lire à l'envers surtout à cette heure.merci de ton passage sur mon blog.Ta visite m'a fait plaisir et tu es la bienvenue.Bon vendredi et A+

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  10. C'est interressant mais sans grand interêt sauf  ....j'ai pas lu..connaissais...prefère les ......?gros mot ...! Trouve pas le mot :"sans une lettre "..lipogramme , voilà.!  perec était bien tracassé le pôvret ....je me relis ouh! fatiguée ...bisettes

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  11. Comme je l'ai dit plus haut, c'est plus la perfomance littéraire que l'intérêt réel du texte que je trouve passionant dans cette démarche... Et aussi ce côté un tant soit peu jusqu'au-boutiste !Bon, après toutes tes mésaventures de publication t'as l'air littéralement épuisée ! Il s'agit de se ressaisir et de ce retaper d'ici à... D'ici à... Tiens ! La remise des prix !Bon, ben, bise à toi, Nymphéa, et bonne soirée !

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  12. Impressionnant ce palindrome géant. L'exercice n'a pas du être simple pour son auteur. En tout cas, je lui dis bravo et je te dis merci de me l'avoir fait découvrir.Je te remercie également de tes messages de sympathie durant ma pause prolongée. Je suis de retour et je tenais à te le dire.Bon, autre chose et j'espère que tu ne m'en voudras pas trop. Je viens de te taguer. Aucune obligation de répondre mais si tu en a envie, viens lire les règles du jeu chez moi. J'ai moi-même été prise au piège par Revelise.Bises à toi Sogo et très bonne journée.

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  13. Merci à toi d'être passée me prévenir de ton retour... Et aussi de m'avoir invitée personnellement sur ta blogosphère ! Bises à toi, Chana, et bon week-end !

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  14. j'avoue humblement n'y être pas arrivée... ma p'tite tête a cassé...bravo quand même, ce fut un gros travailbizzz estelle

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  15. Fallait pas non plus laisser casser ta tête !J'insiste, le palindrome n'est pas de moi, j'en serai bien incapable !

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  16. Est-ce que quelqu'un a réussi à l'apprendre par coeur ?

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  17. Alors là... Je n'en sais rien ! Mais on va dire que sûrement que oui... Peut-être que l'ami Google le sait, il a réponse à presque tout, lui !

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