Ce matin, stress des formalités douanières. C'est long, pénible et ennuyeux. L'accueil n'est pas très chaleureux : nous demandons de l'aide pour remplir des formulaires rédigés en arabe, on nous répond que c'est à nous de comprendre la langue du pays (pour ma part je parle anglais et allemand, mais je dois bien avouer que ma maîtrise de l'arabe, de surcroît écrit, et même avec beaucoup d'efforts, reste plus que limitée !).
Passé ce moment fastidieux, nous entrons dans l'Erg Oriental Algérien. À perte de vue, des dunes de sable blanc et fin que souffle un vent lourd de nuages. Un désert sans couleurs sous un ciel blanc. Des dunes un peu grises et sans ombres. Je le regrette un peu : j'espérais découvrir le même désert que celui des films ou des photos feuilletées dans les livres. Mais aujourd'hui il était triste et sans teintes. De plus, jamais je ne me serais imaginée à quel point le Sahara était sale par endroits. Je m'attendais à un désert sans hommes et surtout sans voitures. Un peu déçue et désillusionnée, je venais de comprendre que le présent désert était en partie apprivoisé et que les nomades qui, encore hier, le sillonnaient, étaient aujourd'hui sédentarisés. Malgré tout, je ne pouvais me lasser d'admirer cette immensité dunaire qui m'impressionnait.
Le vent poussait le sable qui, par endroits, envahissait la route. Plus loin, une désableuse (j'ignorais jusqu'à ce jour que cela existait !) créa un court embouteillage. Nous avons ri aussi lorsque nous avons découvert le panneau de signalisation avertissant de l'éventuel passage de chameaux. J'ai alors pris conscience que j'étais dans un autre univers ! Moi qui l'avais tant désiré, l'inconnu me tendait enfin les bras au plus profond de son sens. La route se poursuivait, je m'extirpais de mes rêveries pour n'en pas perdre une miette. Parfois, nous traversions des villages misérables et désolés à proximité de quelques petites oasis en retrait de la route, égarées à l'horizon de cette étendue aride.
Touggourt, hôtel d'état, un peu austère... Quelques gouttes de pluie, mais si peu, avaient rafraîchi l'air devenu lourd et pesant. Dans la cour, une fête "pittoresque", spécialement organisée pour les touristes de l'hôtel, battait son plein.
Tard dans la fraîcheur de la nuit, je me suis endormie après avoir longuement songé à toutes les images que la route m'avait offertes.
Passé ce moment fastidieux, nous entrons dans l'Erg Oriental Algérien. À perte de vue, des dunes de sable blanc et fin que souffle un vent lourd de nuages. Un désert sans couleurs sous un ciel blanc. Des dunes un peu grises et sans ombres. Je le regrette un peu : j'espérais découvrir le même désert que celui des films ou des photos feuilletées dans les livres. Mais aujourd'hui il était triste et sans teintes. De plus, jamais je ne me serais imaginée à quel point le Sahara était sale par endroits. Je m'attendais à un désert sans hommes et surtout sans voitures. Un peu déçue et désillusionnée, je venais de comprendre que le présent désert était en partie apprivoisé et que les nomades qui, encore hier, le sillonnaient, étaient aujourd'hui sédentarisés. Malgré tout, je ne pouvais me lasser d'admirer cette immensité dunaire qui m'impressionnait.
Le vent poussait le sable qui, par endroits, envahissait la route. Plus loin, une désableuse (j'ignorais jusqu'à ce jour que cela existait !) créa un court embouteillage. Nous avons ri aussi lorsque nous avons découvert le panneau de signalisation avertissant de l'éventuel passage de chameaux. J'ai alors pris conscience que j'étais dans un autre univers ! Moi qui l'avais tant désiré, l'inconnu me tendait enfin les bras au plus profond de son sens. La route se poursuivait, je m'extirpais de mes rêveries pour n'en pas perdre une miette. Parfois, nous traversions des villages misérables et désolés à proximité de quelques petites oasis en retrait de la route, égarées à l'horizon de cette étendue aride.
Touggourt, hôtel d'état, un peu austère... Quelques gouttes de pluie, mais si peu, avaient rafraîchi l'air devenu lourd et pesant. Dans la cour, une fête "pittoresque", spécialement organisée pour les touristes de l'hôtel, battait son plein.
Tard dans la fraîcheur de la nuit, je me suis endormie après avoir longuement songé à toutes les images que la route m'avait offertes.
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