Nous devions séjourner quelques temps à Ghardaia.
J'aimais ce pays... Je le trouvais tout simplement beau. Je regrettais seulement de ne pouvoir le voir qu'avec l’œil d'une touriste. Parfois, il était également difficile pour moi d'être une femme, surtout une femme occidentale habituée à un environnement culturel tellement différent, et ici, soumise à quantité de protocoles, essentiels à respecter, mais qui m'étaient encore méconnus.
Sans doute un peu sous l'emprise de l'oasis et des rencontres qu'elle nous occasionnait, nous restions là, ponctuant notre quotidien de quelques visites et profitant de chaque instant.
Peu à peu, nous adoptions un rythme de vie plus propice à ce climat. Celui que les gens d'ici avaient compris depuis des générations. Nous apprenions à apprécier la fraîcheur du matin, celle du soir et des nuits étoilées sahariennes. Nous fuyions désormais la canicule de l'après-midi surtout pendant le carême où la ville était désertée. Comme chacun, nous restions tapis dans la fraîcheur de l'habitat jusqu'au coup de canon annonçant l'heure du repas. Après seulement, les rues s'animaient...
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