lundi 26 novembre 2007

Carnets africains (9)


Notre maison itinérante

En direction d'El Goléa, déserts de pierres et de dunes se succèdent.

Sur la route, nous retrouvons trois des quatre français rencontrés à Ghardaia. Nous les croyions depuis longtemps à Aïn-Salah. Mais ils avaient cassé deux de leurs moteurs dans le vent de sable, pour avoir imprudemment continué à rouler malgré la tempête. Depuis trois jours déjà, il attendaient là, en plein désert.
Les images de tourbillons de sable s'abattant en quelques instants sur Ghardaia nous sont alors revenues. Ce jour là, nous avions justement renoncé à partir, avertis par les gens du coin. La ville avait soudainement disparu dans une sorte de brouillard fauve et poussiéreux. Et depuis le bar où nous étions, nous entendions siffler un vent violent, sans oser sortir affronter cet air vif et jaune.

À El Goléa, les palmiers du sud étendent leurs longs bras sur la route. La physionomie et les vêtements des gens changent à mesure que nous approchons des contrées touarègues. Si dans le M'Zab, les hommes pour la plupart portaient la chéchia blanche et le shalvar clair, ici ils portent des chèches et les femmes voilées de blancs, ne découvrent sur notre passage, qu'un unique œil inquisiteur.

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